Ce défaut est particulièrementaudible dans la cabalette de son air où deux aigus sont allègrementfaits en voix de tête. La distribution excellente estbien entendu dominée par une Cecilia Bartoli coquine et complexéedont la virtuosité se passe de commentaire. Avoirles notes et la technique ne fait pas la couleur d’un personnage et onest très, très, très loin d’une Lucia Valentini-Teranni.Bref !

  • Les décors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, caleçons longs et chaussettes dans la même gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension pétillante de l’œuvre que la direction d’Alphonse Cemin faisait ressortir à chaque accord.
  • Le baryton Misha Kiria est au sommet de son art et se délecte manifestement beaucoup de ce Don Magnifico dont il expose avec gourmandise et une vis comique certaine toutes les facettes de son truculent personnage.
  • Les metteurs en scène y ajoutent chaque fois un grain de folie très agréable, proposant des transpositions nécessairement lisibles et toujours très bien rythmées.
  • Quelques tentatives d’humour laborieux et des illustrations colorées au rendu assez pauvre jouent le rôle de médiateurs comme ils le peuvent.

Spectacles

La direction d’acteur ne manque pas d’outrer ce qui peut l’être, mais qu’importe, cela plait, cela fait rire, et c’était sans doute le but recherché. Par la suite, l’apparition des personnages est accompagnée de projections vidéos qui les représentent dans des cadres dorés et tiennent lieu de décor. Nul alanguissement de mauvais goût, nulle virtuosité mécanique ; au contraire, une clarté instrumentale qui flatte tour à tour les différents pupitres de l’orchestre, une maîtrise du crescendo et une précision imparable – talon d’Achille des soirs de première, victimes fréquentes d’un nombre insuffisant de répétitions.

Rossini, La Cenerentola – Bad Wildbad

Tel n’est le cas de La Cenerentola mise en scène par Guillaume Gallienne. Sur le plateau, les jeunes chanteurs s’en donnent à cœur joie, fiers de participer à cette transmission nécessaire aux plus jeunes. Les décors et costumes chatoyants, robes rose bonbon, jaune poussin, caleçons longs et chaussettes dans la même gamme chromatique soulignaient, avec quelques gags bien nourris, la dimension pétillante de l’œuvre que la direction d’Alphonse Cemin faisait ressortir à chaque accord.

Rossini, La Cenerentola – Baden-baden

Cette volonté de mise en scène au service des écrits d’Alter Fajnzylberg donne à l’ensemble une portée à la fois documentaire et profondément humaine.Au-delà du devoir de mémoire, Les Cahiers d’Alter rappelle surtout combien ces récits individuels restent essentiels pour saisir ce que furent la déportation et l’extermination. Projection, extension, souplesse, il semble ne faire qu’une bouchée des ascensions vocales dévolues au personnage, et respecte scrupuleusement les nuances qui transmettent au spectateur les émotions du prince, qu’il campe avec une prestance distinguée mais sans histrionisme. Les autres serviteurs sont les choristes du Regio, nombreux et fort en voix, manifestement bien préparés par Piero Monti, et ils jouent leur part quand la mise en scène les fait osciller comme sous l’emprise de la musique dans le final du premier acte. Techniquement, la  réalisation est bien maîtrisée, les effets comiques sont calculés pour faire mouche et apporter la petite touche de transgression qui évite de verser dans les bons sentiments, dont chacun sait qu’ils ne font pas de bons spectacles ! La Cenerentola mise en scène par Fabrice Murgia, homme de spectacle au sens large, ne manque pas d’étonner. La première apparaît, alors que le spectateur la voit sur scène alanguie sur un degré du poêle central, montant dans une voiture à cheval où l’attend un homme jeune, et l’on se dit que c’est la projection du rêve de la jeune fille qui imagine son prince charmant.

Quelques tentatives d’humour laborieux et des illustrations colorées au rendu assez pauvre jouent le rôle de médiateurs comme ils le peuvent. Notre conviction est https://pastebin.com/u/hazcasino qu’une publicité de qualité et bien intégrée dans le design du site sera beaucoup mieux perçue par nos visiteurs. Depuis la création des site bdgest.com et bedetheque.com, nous nous sommes fait une règle de refuser tous les formats publicitaires dits “intrusifs”.

« Je Me Sens Encore Davantage Dessinatrice Que Scénariste »

Le chœur, uniquement masculin, tend à abuser des décibels mais Enrique Mazzola possède un sens aigu du théâtre qui s’accomplit dans ce répertoire. Charmantes mieux que méchantes, Tisbe (Maria Warenberg) et Clorinda (Llanah Lobel-Torres) déposent sur les ensembles les teintes vives de deux voix bien appariées. Même si moins rompu aux arcanes du chant rossinien, le reste de la distribution présente un horizon prometteur. L’élégance aristocratique révèle le prince sous le déguisement du valet.

Rossini, La Cenerentola — Toulon

L’abondance d’éléments visuels n’aide pas à focaliser l’attention du spectateur, fort sollicité, et ne remplace pas une proposition forte qui donnerait un sens à l’œuvre. Faute d’une dramaturgie un peu structurée, Murgia se contente de mettre en scène la narration du spectacle, brillamment certes, mais d’une façon fort littérale et finalement convenue, sans en éclairer le sens. Mise en scèneFabrice MurgiaScénographieVincent LemaireCostumesClara Peluffo ValentiniVidéo et LumièresEmily Brassier, Giacinto CaponioAssistanat à la mise en scèneGaëlle SwannCadreursViolette Martin, Théo Martin

Le spectateur aura donc passé une bonne soirée, il aura ri de bon cœur, l’œuvre s’y prête volontiers, mais ne ressortira guère nourri de la représentation. L’orchestre de l’Opéra national de Lorraine, sans être un phalange de tout premier plan, a bénéficié du travail en profondeur fourni par le chef. On soulignera l’excellente prestation de Alessio Arduini dans le rôle de Dandini, virtuose, très musical et fort attachant dans son jeu de scène. Vocalement un peu en retrait des autres chanteurs, Gyula Nagy en Don Magnifico, compense par un jeu de scène fort drôle, dégoulinant de vulgarité et de veulerie.